Billet d’humeur #1

J’étais ivre d’amour à l’âge de seize ans. A dix sept ans et demi, la rupture s’est amorcée. A l’âge de dix-neuf ans, l’amour s’est éteint sur les lèvres de son objet et tendrement, le temps s’est arrêté et la magie a traversé le voile du présent pour se tenir dans le passé, à un endroit où elle ne subira plus aucun changement. Cela s’est fait sans bruit, sans larmes, sans connaissance de cause. Ce n’est pas la fin de l’amour qui est triste mais celle de l’illusion. Dans mon esprit, une question, la même posée par des millions de personnes dans le monde et à travers les siècles: comment l’amour meurt?

J’ai eu la réponse que voici quelques années plus tard, lorsque je suis retombée amoureuse: l’amour ne meurt pas, il ne fait qu’abandonner un objet pour passer à un autre qui saurait mieux le sublimer. Ce n’est alors plus le même amour mais pas tout à fait un autre non plus. L’amour que je croyais mort est juste rentré dans une chrysalide le temps de subir sa lente métamorphose, et moi avec. Ce n’est pas, je commence à penser, la personne en tant que sujet que l’on pleure mais sa dimension « d’objet de notre amour » et nous en tant qu’objet du sien.

Ron Hicks

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